Retrouvez mon interview sur les frappes iraniennes sur les data center au moyen orient dans le journal Libération.
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Moyen-Orient : les data centers, nouveau nerf de la guerre ?
Depuis le début du conflit, trois centres de données d’Amazon Web Services ont été endommagés à Bahreïn et aux Emirats arabes unis à la suite d’attaques de drones iraniens, questionnant la stratégie des acteurs de la tech dans la région.
ParArthur Cerf
Publié le 24/03/2026 à 6h40
Rendez-vous décalé d’une heure pour cause d’alerte anti-aérienne. Quelques jours après que des drones iraniens ont frappé le 1er mars trois data centers d’Amazon Web Services à Bahreïn et aux Emirats arabes unis, l’ancienne PDG de Microsoft Israël, Shelly Landsmann, apparaît dans une fenêtre Zoom et depuis Tel-Aviv. «Les data centers d’Amazon Web Services continuent de fonctionner, donc je ne pense pas qu’ils ont sous-évalué le risque d’un point de vue opérationnel, commente celle qui est devenue associée et présidente du conseil consultatif de NED, une entreprise qui construit des data centers fortifiés et souterrains. Mais pour savoir s’ils ont sous-estimé la menace physique, il faut bien comprendre : personne ne pensait que l’Iran les attaquerait.»
Depuis une dizaine d’années, Google,
Microsoft, OpenAI et consorts se ruent vers le golfe Persique, devenu un
hub pour data centers. Ils y investissent des milliards de dollars,
tous aimantés vers cette nouvelle frontière, l’énergie accessible à
moindre coût et le faible niveau de régulation. Amazon a ainsi construit
son premier data center à Bahreïn en 2019, avant d’en bâtir troi....
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